Comme le temps est long. Comme je suis bien contre son coeur, réchauffée par sa peau. Mais c'est juste un instant. Un moment indolore où nous sommes réunis. Il y a toujours une fin. Et le temps redevient long comme à son ordinaire jusqu'à la prochaine fois.
Je suis mal dans ma peau sans même savoir pourquoi. Envie de me jeter, besoin de me plaindre, d'être consolée. Toujours quelque chose pour tout pourrir. Mais maintenant toujours quelqu'un pour me soutenir...
“Tarée”, “imature”, “inutile” et alors ? C'est moi, juste moi. En concertation avec moi-même. Mensonge avec sois-même...
Douleur. Les yeux rougis par les pleurs. Cracher mon sang. Vomir mes larmes. J'veux l'aimer encore et toujours. Lui appartenir encore et toujours. Etre en lui encore et toujours...
Je m'évade lentement mais sûrement de la démence de la depression pour succomber à une autre délicieuse. Parce que l'amour m'a perdue, parce que l'amour m'a sauvée. Parce que la vie est laide, parce que la mort est pire.
Je retombe en enfance. Je reste muette. Et pourtant, pourtant je continue de l'observer en souriant bêtement. Je suis une poupée sadique qui devient masochiste. Une mélodie lassante mais présente dans l'air. J'ai appris à aimer les souvenirs... Ceux que je veux revivre avec toi... Animer nos souffles mêlés...
